"Parler d'austérité en pleine relance est-il judicieux?
Alors que la crise s'est installée et que les autorités fédérales et régionales ont annoncé des plans de relance, les prévisions du Conseil supérieur des finances (CSF) quant à l'évolution des finances publiques sont mal tombées.
Dans son rapport rendu en mars, cette institution a en effet confirmé que les finances belges allaient se dégrader ces prochaines années: un déficit de 3,5% en 2009 et de 4% en 2010 (après des trous de 0,3% en 2007 et de 1,1% en 2008).
Pour redresser la barre, un effort de 4,5% à 5% du PIB serait nécessaire ces prochaines année. Cela signifie entre 14 et 16 milliard d'euros!
Soit, précisent les experts du CSF, un ajustement budgétaire semblable voire pire à ceux du passé, dans les années 1982-1987 (les pouvoirs spéciaux des gouvernements Martens-Gol) ou dans les années 1993-1998 (le "plan global" du gouvernement Dehaene).
Pour le CSF, cet effort pourrait être réalisé soit de manière rapide, entre 2010 et 2013; soit de manière plus graduelle mais aussi plus chère, entre 2010 et 2019.
Quoiqu'il en soit, le message porté à la population -celui d'un retour à l'austérité la plus dure- est potentiellement catastrophique alors que la priorité est la relance économique. Il risque de prolonger la peur des ménages de consommer et, au contraire, de les inciter à épargner davantage en prévision des jours difficiles."
Dans son rapport rendu en mars, cette institution a en effet confirmé que les finances belges allaient se dégrader ces prochaines années: un déficit de 3,5% en 2009 et de 4% en 2010 (après des trous de 0,3% en 2007 et de 1,1% en 2008).
Pour redresser la barre, un effort de 4,5% à 5% du PIB serait nécessaire ces prochaines année. Cela signifie entre 14 et 16 milliard d'euros!
Soit, précisent les experts du CSF, un ajustement budgétaire semblable voire pire à ceux du passé, dans les années 1982-1987 (les pouvoirs spéciaux des gouvernements Martens-Gol) ou dans les années 1993-1998 (le "plan global" du gouvernement Dehaene).
Pour le CSF, cet effort pourrait être réalisé soit de manière rapide, entre 2010 et 2013; soit de manière plus graduelle mais aussi plus chère, entre 2010 et 2019.
Quoiqu'il en soit, le message porté à la population -celui d'un retour à l'austérité la plus dure- est potentiellement catastrophique alors que la priorité est la relance économique. Il risque de prolonger la peur des ménages de consommer et, au contraire, de les inciter à épargner davantage en prévision des jours difficiles."