mardi 30 juin 2009

Editorial de la "Tribune Cheminots" - Juin 2009.

TRIBUNE CHEMINOT - Juin 2009.

Ils ont voté… et puis après…
Çà y est enfin, cette campagne électorale qui s’éternisait depuis de trop longs mois s’est enfin terminée puisque les citoyens ont rendu leur verdict et que dès le soir de ce 7 juin, les urnes livraient leurs secrets.

Le but n’est pas ici de faire une analyse fouillée des résultats de ces élections, d’autres endroits mieux qualifiés existent pour ce faire, mais plutôt de livrer à la sagacité de chacun quelques réflexions relatives à ces scrutins.

Au plan européen, c’est l’abstentionnisme qui aura régné en maître puisque seulement un bon 40% d’électeurs se seront présentés aux bureaux de vote. C’est peu, très peu et cela met en exergue au moins un élément : la chose européenne est loin de passionner le citoyen lambda.

Comment expliquer ce désintérêt quasi généralisé dès lors qu’on connaît l’impact des décisions prises au sein des institutions européennes sur les Etats Membres de l’Union et donc sur la vie quotidienne des ressortissants. Bref, pourquoi ce peu d’engouement ? Simplement parce que d’une part les textes, le langage utilisés à cet échelon transnational sont tellement alambiqués et complexes qu’il passent au dessus de bien des têtes et encore ne serait-ce pas le cas que d’autre part, il y a cette dérive des hommes et femmes politiques qui consiste à s’arroger le droit de la réussite des choses qui apparaissent comme positives au citoyen et de les reléguer à un autre niveau bien plus lointain dès que l’impact en sera négatif en s’excusant presque par un « c’est pas de notre faute, c’est Bruxelles, c’est la Commission, c’est l’Europe… » .

Dans ces conditions comment s’étonner du peu d’intérêt ainsi suscité pour l’échelon européen ? Et donc encourageons toute initiative d’éducation populaire ayant pour objet une noble vulgarisation, une meilleure appréhension, une meilleure compréhension, une plus subtile perception de la chose européenne et ceci de faire partie intégrante des programmes des formations que doivent développer des organisations syndicales responsables comme la nôtre.

Le deuxième élément intéressant à relever c’est la corrélation qu’on peut établir entre la participation au vote et l’orientation dudit vote : moins le taux de participation est élevé, plus la tendance se marque à droite. Ainsi pourrait-on presque extrapoler que quand on vote peu, on vote plutôt à droite, la chose politique semblant être plus lointaine pour les (non)électeurs de gauche à savoir, en général les moins bien nantis. Partant il n’y a qu’un pas que je franchirai sans hésitation aucune, défendons de toute notre âme le vote obligatoire, exprimons-nous à son sujet en termes de conquête sociale, de droits à défendre et à préserver contre tout et contre tous plutôt qu’en devoir à accomplir comme il est, y compris dans nos rangs, encore bien trop souvent perçu de nos jours.

Sur le plan national belge, c’est la différence entre le vote au nord et au sud qui marquera les esprits. De ceci il y a beaucoup d’enseignements à tirer singulièrement pour nous, cheminots, qui évoluons toujours, et c’est très bien ainsi, dans un secteur dit national. Cette conception différenciée entre les deux grandes communautés linguistiques est révélatrice de l’acuité de la perception de certains dossiers éminemment importants entre le nord et le sud du pays.


De là à tomber dans la caricature de certains éditorialistes qui titraient, sans vergogne « La Flandre à voté à droite, la Wallonie à gauche », il y a plus qu’une marche que je ne franchirai pas, des partis comme écolo ou le Cdh ne m’apparaissant pas comme étant représentatifs d’un courant de gauche. Autre chose étant de dire qu’ici, la démocratie a vaincu puisque l’extrême droite est en net recul tant au nord qu’au sud et çà, en soi, c’est une bonne nouvelle.

Enfin, il y a le phénomène des sondages qui se sont tous lamentablement plantés. Le PS n’a pas connu la dégelée qu’ils lui promettaient et le MR a perdu son pari de devenir premier parti en Wallonie et à Bruxelles au grand dam de son Didier de président, de sa suffisance et de son arrogance presque maladive. A force d’exclure les autres, de ne plus vouloir parler avec personne, on se retrouve seul, jeté dans l’opposition avec comme unique consolation pour le Président du parti ainsi relégué, de pouvoir s’entretenir avec le Ministre des finances. De quoi devenir rapidement schizophrène, un peu comme cette perruche (bleue) pour qui, alors qu’elle vint de perdre son partenaire de couple, on plaçât un miroir dans la cage histoire qu’elle se sentit moins seule.

Voilà pour le « Ils ont voté… »
« Et puis après… » Après il y a le lourd travail de constitution de majorités, de programmes, de gouvernements, de déclarations gouvernementales, de remaniements ministériels, d’échange de strapontins, de marchandages de marocains… Bref, il y a la politique politicienne, celle qui au cours de cet été nous apportera, chaque jour pendant encore quelque semaines son lot de surprises, de nouvelles souvent peu réjouissantes, le contexte économico-financier dans lequel il nous est imposé d’évoluer n’étant guère propice à l’enthousiasme débridé. Peut-être un peu de stabilité quand même : contre toute attente, notre actuel Ministre de tutelle, pourtant promis à d’autres horizons, devrait faire encore un bout de chemin (fût-il de fer) avec nous. Osons espérer que ce (nouveau) changement de cap puisse l’animer d’un peu plus de curiosité pour les entreprises qu’il est amené à cornaquer depuis son arrivée aux affaires fédérales. Ce sont quand même les plus grands employeurs belges.

C’est dans cette ambiance que nous baignons pour l’heure, et quand je dis « baignons », je pense « nageons » car c’est probablement le verbe qui convient le mieux pour qualifier le dossier Cargo tel qu’il nous est présenté actuellement par une Direction Marchandises qui n’a aucun scrupule à s’entêter à défendre un dossier totalement imbuvable qui crée plus de problèmes qu’il n’apporte de solutions hormis peut-être financières pour l’entreprise (et encore à très court terme).

Depuis le début, nous répétons que pour être crédible et par nous négociable, le dossier Cargo doit être un et indivisible et comporter tous les angles de vision (RCC, ateliers wagons, ateliers de ligne, mesures HR s’il échet, mesures opérationnelles…). Depuis le début, nous avons l’impression de nager en plein dialogue de sourds et partant plus rien ne bouge mais tout devient rouge…

Vu l’importance et l’impact négatif attendu de ce maudit dossier, nous considérons que le seul lieu pour tenter de le solutionner est de le porter devant le Comité de Pilotage (Elargi), Comité de Pilotage qui peut à nouveau fonctionner correctement puisque la loi corrective de la loi-programme de décembre a (enfin) été publiée ce 8 juin.
Bref, on a déjà envisagé départ en vacances dans circonstances plus sereines mais que voulez-vous, le hasard des agendas, la complexité de l’agencement des calendriers ont souvent raison de la quiétude des discussions. C’est pourquoi, il ne faudra pas hésiter à recharger ses batteries sous des cieux plus cléments car l’avenir s’entrevoit plus morose que rose.
A nous revoir en septembre tout requinqués et en attendant, bonnes vacances d’été !


G. Gelmini
Président





jeudi 28 mai 2009

Grève des accompagnateurs ce mercredi 27 mai 2009. Vidéo-Journal

mardi 26 mai 2009

Action de grève du lundi 25 mai, Interviews des permanents CGSP Cheminots.


Extraits des journaux télévisés de RTLtvi et de RTBf1: interviews des secrétaires permanents des régionales du Luxembourg (Gérard Servais) et de Namur (Christian Martin); concernant le mouvement de grève entrepris par les accompagnateurs ce lundi 25 mai, suite à l'altercation ce samedi entre un usager et un accompagnateur. Ce dernier, mortellement blessé, a dû être amputé des deux jambes.


vendredi 10 avril 2009

NOUS PAIERONS LA CRISE !!!

Extrait du "Trends-Tendances" du 2 avril 2009 (p.10):


"
Parler d'austérité en pleine relance est-il judicieux?

Alors que la crise s'est installée et que les autorités fédérales et régionales ont annoncé des plans de relance, les prévisions du Conseil supérieur des finances (CSF) quant à l'évolution des finances publiques sont mal tombées.

Dans son rapport rendu en mars, cette institution a en effet confirmé que les finances belges allaient se dégrader ces prochaines années: un déficit de 3,5% en 2009 et de 4% en 2010 (après des trous de 0,3% en 2007 et de 1,1% en 2008).

Pour redresser la barre, un effort de 4,5% à 5% du PIB serait nécessaire ces prochaines année. Cela signifie entre 14 et 16 milliard d'euros!

Soit, précisent les experts du CSF, un ajustement budgétaire semblable voire pire à ceux du passé, dans les années 1982-1987 (les pouvoirs spéciaux des gouvernements Martens-Gol) ou dans les années 1993-1998 (le "plan global" du gouvernement Dehaene).

Pour le CSF, cet effort pourrait être réalisé soit de manière rapide, entre 2010 et 2013; soit de manière plus graduelle mais aussi plus chère, entre 2010 et 2019.

Quoiqu'il en soit, le message porté à la population -celui d'un retour à l'austérité la plus dure- est potentiellement catastrophique alors que la priorité est la relance économique. Il risque de prolonger la peur des ménages de consommer et, au contraire, de les inciter à épargner davantage en prévision des jours difficiles."

mercredi 18 février 2009

Contenu de la "Tribune" Cheminots - Février 2009.

La "Tribune" Cheminots de février 2009...

Sera constituée de:
  • Editorial du Président de secteur, G. Gelmini.
  • Résumé des PV des sous-commissions paritaires nationales des 21 janvier et 10 février.
  • Le contenu du message suivant...

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REGIONALE DE CHARLEROI


Le Comité Régional des Pensionnés Cheminots de la régionale de CHARLEROI organise une conférence sur la péréquation des pensions qui aura lieu

LE MARDI 17 MARS 2009 A 9h30
Rue de Montigny, 42 – CHARLEROI SALLE 1

Orateurs du jour

Mr ROSSIGNON J.M. Inspecteur Principal, chef de division
Mr POULAIN J., Assistant financier, Sd PSP

Accueil des participants à 9h30
Début de la conférence à 10h00

Nous vous attendons très nombreux à ce débat.

Bien cordialement.

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SEANCE D’INFORMATION : MUTUELLE, PEREQUATION DES PENSIONS, LOISIRS DES CHEMINOTS,…

Où ? CGSP, 80 rue des Martyrs à 6700 Arlon
Quand ? Le vendredi 27 mars à 10h30

Camarade,

Tu es curieux ? Tu souhaites te tenir informé dans des domaines aussi importants que la mutuelle, la péréquation des pensions, les loisirs du personnel, … ?
Parfait !

Chaudy DESCHAEPMEESTER, secrétaire national et Johann POULAIN assistant financier au Sdpsp qui ont en charge toutes ces matières, nous feront l’honneur de leur visite. Après nous avoir expliqué les dernières avancées en la matière, ils se tiendront à ta disposition pour répondre à tes questions.

A la fin de la conférence, ainsi qu’a la personne qui t’accompagne, un repas convivial t’est proposé pour la modique somme de 5€ par personne, le complément étant pris en charge par la régionale.

Dans le but d’organiser au mieux ton accueil, je te demanderai de réserver ta participation pour le 19 mars au n° de tél 063 230 100. Cette journée sera couverte par des congés de promotion sociale.

En espérant te rencontrer.

Servais Gérard Thomas Léopold Louviaux Georges
Permanent Président Secrétaire

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A PROPOS DES FETES DES DECORES

Lors du dernier Comité National des Œuvres Sociales du jeudi 11 décembre 2008, le Président J. HAEK a manifesté le souhait d’augmenter le budget de fonctionnement des fêtes des décorés et de voir ainsi améliorer la qualité de ces manifestations.

Son but étant de redorer l’image de la Société et de rendre fiers les cheminots de travailler au sein de leur entreprise.

Indéniablement, la discussion resurgira sur la table des prochains sous-comités. Il faudra alors démontrer les besoins réels et bien connaître les diverses manifestations organisées à l’occasion des remises de décoration sur l’ensemble du Réseau.

Chaque CROS travaille actuellement dans son coin et organise la fête des décorés à sa manière. Certains possèdent des installations SNCB suffisantes pour réaliser la fête en interne, d’autres doivent se rendre (en payant) dans le privé.

Ce simple exemple démontre que les coûts d’organisation varient et que dès lors, in fine, c’est le faste de la fête qui en pâtit et le décoré par voie de conséquence.

Ceci m’amène à la réflexion suivante : si l’enveloppe attribuée actuellement aux divers COMITES REGIONAUX DES ŒUVRES SOCIALES est suffisante pour réaliser des fêtes avec faste, ne faudrait-il pas mieux augmenter la prime attribuée à chaque agent dans le cadre de ses 25 ou35 ans de carrière ?

Au mieux encore, si la contribution des œuvres sociales est substantielle, peut-être alors augmenter les budgets de fonctionnement et les primes.

Attention : pour les COMITES REGIONAUX DES ŒUVRES SOCIALES qui organisent leur fête en interne.

Aujourd’hui, la volonté de la Direction de la SNCB, est de supprimer des restaurants d’entreprise.

Inévitablement, cela aura pour conséquence de faire appel obligatoirement au privé et bien entendu, en payant. Cette décision ne cadre pas vraiment avec l’idée souhaitée par le Président J. HAEK.

Claudy DESCHAEPMEESTER
Secrétaire National

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POURQUOI UN COMITE « EGALITE ET DIVERSITE » ?

Les discriminations à l’emploi touchent de nombreux travailleurs et travailleuses en Belgique.

Cette réalité n’est pas nouvelle, même si elle a acquis, ces dernières années, une visibilité accrue non seulement par la place plus importante qu’elle occupe au sein des débats et des politiques publiques mais également pour que les discriminations à l’emploi, loin de s’affaiblir, restent un facteur majeur de la mise à l’écart du marché de l’emploi d’une part significative de la population.

A la société, depuis 2007, le groupe SNCB a inscrit le label Egalité, Diversité à son programme.

Des engagements stricts à cet égard ont été pris en matière de traitement équitable et d’actions placées progressivement sous le signe de la diversité.

En ce qui concerne l’effectif, l’instauration d’une politique de diversité et de la structure d’accompagnement, une évolution progressive est perceptible.


(Origine tableau: HR 11. Cliquez sur l'image pour agrandir)

A la CGSP, nous avons le sentiment que l’on met de côté les luttes contre les discriminations, luttes propres à la Gauche, pour glisser, a contrario, vers une mise en valeur des différences, ce qui nous éloigne de l’égalité.

Notre réflexion et notre action de syndicalistes de Gauche doit dénoncer cette nouvelle manœuvre patronale et managériale, car cette politique risque d’étouffer la revendication des droits individuels et collectifs, tout en alimentant la rivalité entre travailleurs.

N’oublions pas que l’Europe est derrière ce projet et que le contenu est plus dangereux que ce que l’emballage du produit laisse paraître.

C. DESCHAEPMEESTER,
Secrétaire National.

lundi 26 janvier 2009

Edito "La Tribune" Cheminots - Janvier 2009.

TRIBUNE CHEMINOT (Janvier 2009)

LA DÉPRESSION OU LE BON DÉBUT ?

Il est des moments où l’on se sent seul, bien seul, si seul. Et ce sentiment est minant, déprimant.

Janvier, et singulièrement sa deuxième quinzaine, est un mois réputé, tous les psys vous le diront, pour être particulièrement propice au déclenchement de dépressions.

En effet, pendant la période hivernale, le manque de lumière semble affecter, de plus en plus de personnes surtout celles qui travaillent dans des lieux peu éclairés, et pourquoi pas, disons-le, dans l’ombre.

Pour soigner cette dépression saisonnière, deux remèdes s’offrent au malade : la quinzaine de vacances au soleil, ou la cure d’héliothérapie.

Ces deux traitements n’étant pas remboursés par l’INAMI et peu accessibles, pécuniairement, au simple citoyen, au travailleur, il lui reste à « chiquer son mal ».

S’offre cependant à lui une alternative : s’ouvrir à l’extérieur, s’ouvrir au monde.

Mais voilà, allumez votre radio, votre poste de télévision, ouvrez votre quotidien favori : on y parle que de guerres, de crises et de dépressions qu’elles soient économiques, financières ou sociales. En cela, janvier 2009, et c’est heureux, se distingue de ses homologues du même nom mais d’autres millésimes, par son accumulation de dépressions de tout genre, de tout poil.
Le malade en quête de remède n’a plus pour solution que de se tourner vers son entourage, ses partenaires, voire ses adversaires ; la lutte et le combat n’agissent-ils pas aussi en terme de thérapie ?

Et c’est là que la liste des abonnés absents montre toute son importance. Et la solitude de poser un peu plus encore.

On pourrait se demander ce que ces considérations quelque peu métaphysiques viennent faire dans un article de Tribune, journal syndical s’il en est ?

C’est que, lors de toutes les cérémonies, réceptions et autres fêtes de Nouvel An, on nous a enrobé des meilleurs vœux et des meilleurs souhaits qu’il soit. On nous a prédit le bon, le bien et le mieux et pour longtemps encore : prospérité, joie, bonheur sont autant de mots qui ont été adressés à notre enseigne et qui résonnent encore dans l’esprit de notre récepteur.

Pendant ce temps, la roue tournait et les événements s’enchaînaient les uns aux autres, les déconvenues aussi…

29 décembre…


La « loi-programme » est publiée au Moniteur Belge.
En ce qui concerne les Entreprises Publiques à laquelle le « Titre 9 » est consacré, on y trouve des mesures visant à accroître l’indépendance organisationnelle et décisionnelle du gestionnaire d’infrastructure.

Si on pouvait s’attendre à un certain nombre de dispositions, suite à la « mise en demeure de la Commission Européenne », le texte est une véritable bombe dès lors qu’il rompt (partiellement) le principe d’interperméabilité et de mobilité du personnel entre les 3 Sociétés du groupe SNCB, principe pourtant incontournable que nous avions gravé dans le marbre en l’inscrivant dans les annexes du Statut du Personnel.

Au-delà, une lecture approfondie du texte nous enseigne que si tout devait rester en l’état, le fonctionnement même de certains organes aussi importants que le Comité de Pilotage serait compromis.

Ceci est d’autant plus grave que ce Comité de Pilotage est l’organe chargé d’accompagner la nouvelle structure et que le rapport BERGER, (dont on ignore toujours les suites qui lui seront réservées) prévoit de modifier lesdites structures.

Etant donné que parmi nos « partenaires », personne n’a jugé utile de nous consulter préalablement sur le sujet, on n’a pu que travailler à posteriori et tenter de ramasser les pots cassés.
Et là, on se sent seul, bien seul… !

30 décembre…

Le Gouvernement VAN ROMPUY Ier, prête serment dans les mains du Roi. Inge VERVOTTE s’en est allée par solidarité avec ses proches, et nous héritons d’un nouveau Ministre, Steven VANACKERE, Vice-Premier de surcroît.

Si on peut ne pas avoir toujours tout partagé avec Madame VERVOTTE, nous lui reconnaîtrons, à tout le moins, qu’elle était proche du mouvement ouvrier, fût-il chrétien et flamand, et défenderesse des services publics.

Quant à Monsieur VANACKERE même, si on le dit issu de l’aile Gauche du CD&V, on sait qu’il a travaillé pour Herman VAN ROMPUY dans le passé avant d’être Chef de Cabinet de Jos CHABERT.

Sans vouloir jouer les cassandres et préférant « juger sur pièce », le portrait qui en est fait dans certains médias, soulève quand même quelques inquiétudes. Ainsi, peut-on lire dans « LE VIF-L’EXPRESS » du 23 janvier : « En dépit de son ancrage à gauche, VANACKERE, plus pragmatique qu’idéologue, pourrait également réserver quelques mauvaises surprises aux partisans les plus inconditionnels des services publics. Comme le remarque Jos CHABERT, « au CD&V, l’aile gauche a toujours été très proche du Centre ».

Décidément, on se sent seul, si seul… !

COURANT JANVIER…


Le dossier péréquation des pensions est discuté dans les organes paritaires. Nous avons depuis toujours affiché la volonté de faire appliquer l’amendement que nous avions à l’époque, seul, négocié.

Mais, parlons-en de cet amendement…

Pour ce qui concerne les services compétents de la SNCB, on y est réticent puisque cela impliquera un lourd traitement administratif, technique, historique et de suivi complémentaire. Mais, on nous l’assure, on fera, comme souvent, contre mauvaise fortune bon cœur et on se pliera aux décisions prises.

Pour qu’il y ait décision d’appliquer l’amendement, il faut accord unanime de toutes les parties et c’est là que ce bât blesse. Alors que le principe même semblait acquis, nos partenaires, relayés en cela par ceux qui veulent éviter l’application de l’amendement lui ont trouvé tous les maux du monde et ce, avec la ferveur du maître en quête de bâtons pour corriger son chien.

Le vrai aspect social qui consisterait à donner un peu plus aux moins nantis et un peu moins aux mieux servis, sera balayé d’un revers de main avec des arguments pour le moins discutables. Bref, ce sera le flop !

Contre la mauvaise volonté, rien ne peut lutter surtout pour l’être esseulé.

Et de se sentir seul, vraiment seul, très très seul !

Voilà, ainsi est planté le décor de ce début d’année !
Devant cette espèce de dépression « postpartum » d’une non-maman qui n’aurait même pas connu les joies de la gestation, il nous appartient de se serrer les coudes de réagir afin que la dépression n’atteigne pas la collectivité sociale.
Elle serait alors signe de résignation et d’abnégation et ouvrirait la perte à bien d’autres maux plus terribles encore.

Alors, réagissions, reprenons force et vigueur, représentons nos vœux de bonheur et de joie, le 26 janvier n’était-ce pas le Nouvel An chinois ? Et cette année, c’est du bœuf ! Osons espérer que ce sera meilleur que le cochon ou le rat !

Bon début à toutes et à tous !
G. GELMINI,
Président.