Les cheminots pensionnés se sentent mis de côté une fois leur carrière finie
CHARLEROI Une dizaine de cheminots pensionnés ont organisé hier une action de sensibilisation visant à dénoncer les difficultés rencontrées par les cheminots pensionnés pour voyager vers la France.
La petite délégation menée par le syndicat de la CGSP de Charleroi est descendue sur les voies et a ainsi bloqué le train Thalys durant près de 5 minutes.
"Nous avons décidé de bloquer le Thalys car malheureusement il faut faire ce genre d'actions pour être entendus", confie Claude Lambot, secrétaire permanent CGSP. "Les cheminots pensionnés en ont assez de ne pas être considérés à leur juste valeur."
En effet, les cheminots pensionnés se sentent mis de côté après leur carrière. "Les cheminots en activité ont droit à des avantages et des facilités de transport pour voyager en Europe. Mais quand on est pensionné, ces facilités sont supprimées alors que nous avons participé aux bénéfices de l'entreprise durant toute notre carrière. Cette situation est inacceptable. On ne se rend pas compte de l'importance économique des pensionnés alors qu'ils font vivre de nombreux secteurs d'activités."
Les cheminots pensionnés demandent donc que le système de distribution des billets de facilité de transport soit revu à la hausse pour les personnes ayant fait partie intégrante de la SNCB.
"Alors que tout le monde prône la mobilité et l'utilisation des transports en commun, je ne parviens pas à comprendre pourquoi les pensionnés ne pourraient pas être dynamisés à prendre le train."
Les membres de la CGSP ont d'ores et déjà annoncé que d'autres actions seraient organisées dans les semaines et les mois prochains.
La petite délégation menée par le syndicat de la CGSP de Charleroi est descendue sur les voies et a ainsi bloqué le train Thalys durant près de 5 minutes.
"Nous avons décidé de bloquer le Thalys car malheureusement il faut faire ce genre d'actions pour être entendus", confie Claude Lambot, secrétaire permanent CGSP. "Les cheminots pensionnés en ont assez de ne pas être considérés à leur juste valeur."
En effet, les cheminots pensionnés se sentent mis de côté après leur carrière. "Les cheminots en activité ont droit à des avantages et des facilités de transport pour voyager en Europe. Mais quand on est pensionné, ces facilités sont supprimées alors que nous avons participé aux bénéfices de l'entreprise durant toute notre carrière. Cette situation est inacceptable. On ne se rend pas compte de l'importance économique des pensionnés alors qu'ils font vivre de nombreux secteurs d'activités."
Les cheminots pensionnés demandent donc que le système de distribution des billets de facilité de transport soit revu à la hausse pour les personnes ayant fait partie intégrante de la SNCB.
"Alors que tout le monde prône la mobilité et l'utilisation des transports en commun, je ne parviens pas à comprendre pourquoi les pensionnés ne pourraient pas être dynamisés à prendre le train."
Les membres de la CGSP ont d'ores et déjà annoncé que d'autres actions seraient organisées dans les semaines et les mois prochains.
G. V. © La Dernière Heure 2008
La SNCB modernise 130 voitures à double étages
BELGA, Le 20/12/2008
La SNCB procède actuellement à la modernisation de 130 voitures à double étages, ce qui représente un investissement de 85,7 millions d'euros, selon une information annoncée par la chaîne vtm et confirmée par la SNCB.
La rénovation, qui avait déjà été annoncée en 2005, concerne 130 voitures à double étages de type M5. Ces trains plus anciens sont rajeunis sur le mode des modèles M6, plus modernes. L'opération, qui devrait être bouclée en 2011, s'inscrit dans le cadre des efforts entrepris par la SNCB pour faire face à la hausse du nombre de voyageurs et améliorer le confort à bord des trains.
Selon la compagnie ferroviaire, la rénovation des véhicules M5 est moins onéreuse que l'achat de nouveaux matériels. Une voiture de type M6 coûte en effet de 2,5 à 3 millions d'euros, contre un budget de 650.000 à 700.000 euros l'unité pour une rénovation.
La rénovation, qui avait déjà été annoncée en 2005, concerne 130 voitures à double étages de type M5. Ces trains plus anciens sont rajeunis sur le mode des modèles M6, plus modernes. L'opération, qui devrait être bouclée en 2011, s'inscrit dans le cadre des efforts entrepris par la SNCB pour faire face à la hausse du nombre de voyageurs et améliorer le confort à bord des trains.
Selon la compagnie ferroviaire, la rénovation des véhicules M5 est moins onéreuse que l'achat de nouveaux matériels. Une voiture de type M6 coûte en effet de 2,5 à 3 millions d'euros, contre un budget de 650.000 à 700.000 euros l'unité pour une rénovation.
La SNCB et Actiris accentuent leur collaboration
La SNCB Holding et Actiris vont accorder une attention particulière aux chercheurs d’emploi bruxellois grâce à l’accord de collaboration 2009, ont annoncé vendredi les deux organismes. Plusieurs outils seront mis en place pour sensibiliser les chômeurs bruxellois aux opportunités d’emploi au sein de la SNCB: informations sur les présélections, diffusion d’offres d’emploi, offres de stage, etc. Actuellement, 10 pc du personnel de la SNCB sont des Bruxellois. "L’enjeu est important puisque le groupe SNCB est à la recherche d’environ 1800 nouveaux collaborateurs alors que, dans le même temps, la Région de Bruxelles-Capitale accuse un taux de chômage de 19,6 pc", soulignent Actiris et la SNCB. (Belga)
Train pendulaire : résultats de l’étude
Philippe Lawson, Le 19/12/2008
Les analyses d’Infrabel confirment le gain de temps de vingt minutes. Mais il faut réaliser des travaux supplémentaires de 21,5millions d’euros.
* Infographie: gains de temps sur la ligne Bxl-Luxembourg
Le gestionnaire belge de l’infrastructure ferroviaire vient de boucler l’étude relative à l’arrivée d’un train pendulaire (adapté aux courbes) sur la ligne Bruxelles - Luxembourg (L161/162). Et selon les documents dont "La Libre" a eu connaissance, les résultats semblent plaider en faveur la réalisation du projet. Mais la balle est dans le camp de la SNCB et des autorités publiques. "Nous avons fait une étude au niveau des infrastructures et elle permet d’approcher les vingt minutes de gain de temps supplémentaires qu’apportera l’exploitation d’un train pendulaire sur cet axe. Mais ce gain de temps se décline en plusieurs strates", nous a confié Luc Lallemand, administrateur délégué d’Infrabel.
Selon les résultats, les travaux d’amélioration en cours actuellement sur la voie permettront de gagner vingt minutes sur le temps de parcours actuel avec un train classique (voir infographie). Ils permettront de porter la vitesse sur la ligne à 160 km/h partout. En y installant le pendulaire, on peut réaliser un gain de temps supplémentaire de 8 minutes. Mais il faudra réaliser des travaux supplémentaires d’un montant de 21,5millions d’euros. Pour rappel, les travaux actuels représentent un investissement de plus de 450millions d’euros. L’opérateur peut offrir aux voyageurs trois minutes de gain de temps supplémentaires, mais à condition de supprimer l’arrêt de Libramont. "Il ne m’appartient de dire à l’opérateur ce qu’il doit faire. S’il pratique une politique de yield management, il va chercher à maximiser le nombre de passagers en gardant cet arrêt. Si par contre, il privilégie un accroissement de la vitesse, il le supprimera", précise M.Lallemand.
Quatre minutes de gain de temps supplémentaire peuvent également être gagnées grâce au trajet sur le territoire luxembourgeois. En effet, les Luxembourgeois prévoient de réaliser des travaux de rehaussement (à 160 km/h) de la vitesse après la frontière vers leur gare de Cessange, laquelle deviendra une gare internationale. Aussi le trajet Bruxelles - Cessange gagnera quatre minutes supplémentaires. Les gains de temps liés à la fin des travaux réaliser dans le cadre du RER (Bruxelles-Ottignies) permettront encore trois minutes supplémentaires.
Par ailleurs, l’opérateur a aussi la possibilité de réduire le temps de parcours sur la ligne de quatre minutes supplémentaires, mais des travaux d’infrastructures sont indispensables. Mais le coût de ce dernier investissement paraît élevé par rapport au gain : 180millions d’euros.
Les résultats étant dorénavant connu, il appartient à la SNCB de prendre sa décision d’investir dans le train pendulaire. "Si on regarde les investissements qu’on fait en infrastructure pour gagner quelques minutes, il est clair qu’on est dans un rapport acceptable. Investir 21,5millions pour pouvoir faire circuler le train pendulaire, alors qu’on peut en même temps profiter d’autres gains peut offrir un avantage compétitif par rapport à des trajets sur les axes français", commente un observateur proche du dossier.
Actuellement, un seul constructeur fabrique des trains pendulaires : Alstom dont le produit est baptisé Pendolino. Le constructeur français a d’ailleurs fait profiter Infrabel de ses connaissances techniques.
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