Terme encore mal interprété ou mal compris, dans le monde des travailleurs, car mal défini (et c'est voulu!).
Nous pourrions cependant le traduire comme ceci, par exemple:
Flexibilité (version patronale): Adaptation pour une utilisation plus qualitative des ressources humaines dans l'entreprise.
Flexibilité (version réelle): Moyen par lequel un patron utilise au maximum le potentiel humain de son entreprise afin d'en tirer le meilleur rendement, le meilleur profit, et donc surtout d'améliorer ses gains, ses bénéfices, au détriment des travailleurs, de leur qualité de vie et de leur bien-être au travail.
Les moyens employés sont multiples, cela va de la suppression de petits avantages sociaux, mais aussi et surtout l'introduction d'une gestion plus "arbitraire" du personnel. La perte des acquis sociaux est inéluctable, dans un système privilégiant une plus grande flexibilité.
QUID DE CE QUI SE PASSERA DEMAIN DANS LES CHEMINS DE FER ?
Les discussions sont actuellement en cours entre les patrons de la SNCB et les O.R., à propos de l'accord social à venir; et à l'heure actuelle, nous ne pouvons présager de ce qui nous attend demain. Quoiqu'il en soit, gageons que nos négociateurs auront à cœur de ne pas céder face aux ardeurs patronales, qui, pour des cacahuètes accordées au "menu-fretin" que sont les cheminots, sont plus que probablement prêts à leur ôter une bonne partie de leurs avantages sociaux et introduire une plus grande flexibilité (tel fut le cas à la Poste, par exemple).
La flexibilité n'est pas une "tendance à la mode" tombée par hasard à un moment propice. Elle fait partie des prérogatives européenne négociées dans les accords de Lisbonne; elle est dictée par le patronat, qui en veut toujours et encore plus, ....toujours au détriment de la qualité de vie du travailleur!
Dans ce gouvernement "Leterme 1er" (gageons qu'il ne soit pas seulement le premier, mais surtout le dernier!), les services publics sont dans la ligne de mire. Un article qui en dit long sur l'accord gouvernemental (cliquez sur ce lien pour en lire les commentaires).
Voir aussi l'article publié le 29 août 2007 sur le blog 1 à propos de la flexicurité (cliquez ici).
dimanche 13 avril 2008
La flexibilité ! ...A la SNCB ?
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2 commentaires:
La réduction du temps de travail est un leurre ! Elle accroit la productivité au dépens du travailleur. Pour des raisons médicales, un poste doit être de 8h00. La seule solution est donc le mit-temps 2 agents (futurs)pour un poste actuel. Là, le patron devra engager sous peine de voir sa production diminuer. Les solutions intermédiaires n'amènent que report de la charge de travail ou recours aux emplois précaires (intérims ou contrat à durée déterminée). Regarder le nombre d'"externe" qui sont engagés actuellement et ce à tout niveau.
Le prix ? Sans doute le pouvoir d'achat de chacun. Cruel dilemme l'emploi ou le pouvoir d'achat. N'oublions pas qu'une société doit faire du bénéfice (brut) pour payer ses employés. Sinon, c'est la faillite et la fermeture
Il faut savoir qu'un patron a tendance à vouloir produire plus (ou plutôt pousser le travailleur à produire plus) pour générer plus de bénéfices.
Or les bénéfices obtenus ne profitent jamais entièrement (ou peu) aux travailleurs, les patrons empochent une bonne partie, c'est leur but. Une fin qui se passe au détriment du travailleur, ici du cheminot.
Le message à peine déguisé qu'il faut interpréter dans le blog, c'est qu'il faut être surtout très vigilants sur la contrepartie qui fera l'objet des propositions pour le protocole d'accord social 2008-2009-....; le patron, lui, débarquera avec toute une batterie de mesures plus antisociales les unes que les autres, augmentant la flexibilité d'une part (il faut s'y attendre), mais surtout avec très peu de compensations pécuniaires.
Les chemins de fer ont généré 200M. d'€ de bénéfices, et avec la flexibilité accrue qui va plus que probablement nous tomber dessus, leurs bénéfices (gagnés par notre travail, ne l'oublions pas), augmentera encore. Ajoutons à cela que l'accord social précédent prévoyait 37000 agent ETP, alors que nous ne sommes qu'à environ 36600; la différence, alors que le travail produit est identique, génère des bénéfices supplémentaires. ces bénéfices, nous le fabriquons, il doit donc nous revenir!
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